Début 2026, la hausse des charges de copropriété se confirme. Souvent minimisées à l’achat, les charges de copropriété pèsent de plus en plus dans le budget logement. En 2025, elles ont augmenté de 6,2 % en moyenne selon l’ARC, pour atteindre 2 300 à 2 400 euros par an pour un appartement de 80 m².
L’énergie demeure le principal facteur de progression. D’après le baromètre du syndic Manda, la facture de chauffage collectif a bondi de 26 % en trois ans. La fin du bouclier tarifaire en 2025 a accentué le mouvement, tandis que la baisse annoncée de certains tarifs de l’électricité début 2026 reste insuffisante pour inverser la tendance. L’entretien courant contribue également à l’augmentation des charges. Nettoyage, maintenance, assurances et réparations suivent l’inflation et s’additionnent rapidement. À cela s’ajoute la fiscalité locale : la revalorisation des valeurs locatives cadastrales d’environ 1,7 % en 2025 entraîne une hausse mécanique des provisions fiscales intégrées aux appels de fonds.
Les montants restent très variables selon la localisation, l’ancienneté des immeubles et leurs équipements. Ascenseur, chauffage collectif ou présence d’un gardien font nettement grimper la note. Dans les grandes agglomérations, les charges sont en moyenne plus élevées, avec des écarts marqués d’une copropriété à l’autre selon la qualité de la gestion.
Toutes les hausses ne sont pas évitables, mais certaines peuvent être contenues. La mise en concurrence régulière des contrats de nettoyage, de maintenance ou d’assurance permet souvent de dégager des économies sans dégrader le service. Côté énergie, un suivi plus fin des consommations et des réglages adaptés peuvent déjà limiter les dérives. À plus long terme, l’anticipation des travaux, la constitution de provisions adaptées et l’implication des copropriétaires restent des leviers clés pour éviter les appels de fonds exceptionnels.